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Les légendes de la côte de Terre-Neuve-et-du-Labrador

Mayday! Mayday! Mayday!

ÉCRIT PAR : Jocelyne Thomas
PUBLIÉ LE : 23 juin 2017

Conche, TNL

La « côte française » de Terre-Neuve – l’historique « French Shore » – délimitait la zone d’influence de la France dans la région depuis le 18e siècle jusqu’en 1904. De nos jours, cette côte reflète encore des coins cachés de l’histoire des Français et des Anglais qui s’y sont installés – mais aussi de la communauté internationale.

Le village de Conche, qui se trouve sur la côte est de la Grande Péninsule du Nord de l’île de Terre-Neuve, ainsi que les autres petits villages dans la région, servaient de base pour les flottilles de pêche françaises et anglaises. Quand l’Angleterre et la France ont signé le traité d’Utrecht en 1713, Conche, Croque, Grandois/St. Julien et d’autres communautés de la région sont passées sous le contrôle (en théorie) de la France – ce qui n’empêchait pas les Anglais de venir s’y installer pendant l’hiver quand les Français rentraient chez eux, ce qui causait souvent des conflits à leur retour au printemps!

Néanmoins, après la cession de la région à l’Angleterre en 1904, un retour au calme s’est effectué et les habitants, peu importe leur héritage, ont continué leur vie simple et isolée. Mais les conflits du monde extérieur allaient, une fois de plus, les déranger. Pendant la deuxième guerre mondiale, l’île de Terre-Neuve était un point stratégique assez important. À Gander, Stephenville et Argentia, des bases militaires ont été établies pour faciliter le transport de matériel et de soldats vers l’Europe. Gander, en particulier, était très important pour les forces aériennes, avec des vols partant pour l’Angleterre et les États-Unis.

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Malheureusement…les avions de cette époque n’étaient pas construits pour les conditions météorologiques de la région nord-est de Terre-Neuve. Températures glaciales, pluies, vents forts et brouillard épais posaient fréquemment des problèmes de navigation et parfois même de vol aux pilotes. Souvent, cela tournait à la catastrophe; mais parfois, la chance, l’habilité du pilote, et de l’assistance à proximité permettaient d’éviter le pire. Pour le capitaine Morrow, son navigateur Tamhlym et son opérateur de radio Mclaughlin, après une nuit malheureuse de novembre 1942, la connaissance du terrain et la réactivité du capitaine ont fait toute la différence entre la vie et la mort.

Découvrez l’histoire racontée par Austin Dower, professeur retraité et petit-fils d’un des hommes qui ont accouru vers les aviateurs après leur atterrissage forcé.


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